Altered Carbon est initialement une série de romans de Cyberpunk écrite par Richard K Morgan, qui a été adaptée en série Live par Netflix en 2018 (pour la saison 1) et en 2020 (pour la saison 2). Nous reviendrons prochainement sur l’univers de la saga dans un dossier spécial, mais aujourd’hui nous allons nous intéresser à Altered Carbon : Resleeved, film d’animation tiré de cette prestigieuse licence.


De quoi ça parle ?

Nous suivons l’histoire de Takeshi Kovacs (personnage principal de l’ensemble des oeuvres liées à Altered Carbon) qui doit protéger une précieuse tatoueuse tout en enquêtant sur la mort d’un chef yakuza aux côtés d’une C-TAC (unité d’assaut tactique, qui est la police du Protectorat) sur la planète Latimar. 

Au cas où vous n’auriez pas vu les 2 premières saisons de la série, pas de panique car le film permet aux néophytes tout comme aux habitués de la saga de suivre les événements. De plus, bien que n’indiquant jamais clairement sur quelle timeline il se trouve, le film semble prendre place avant la saison 1.

Sachez simplement que l’univers d’Altered Carbon prend place dans un futur dystopique assez crasseux (un peu à la manière de Blade Runner) où les humains stockent toute leur conscience dans des “piles” (ou “Stacks” en VO). Cela signifie que toute leur personnalité, leur mémoire, bref tout ce qui constitue un être humain sur le plan spirituel peut-être transféré dans des nouveaux corps, nommées “enveloppes” (ou “Sleeves” en VO). Vous voulez devenir plus jeune, plus âgé,changer de sexe, ou encore être plus fort ? Aucun problème, il vous suffit de changer d’enveloppe (moyennant finances). La notion de mort est donc presque totalement éradiquée….Presque…Car en effet, si on détruit votre pile, il est quasiment impossible de revivre, sauf pour les plus fortunés qui peuvent faire des sauvegardes régulières et ainsi, même en cas de destruction de leurs piles, pouvoir recharger une sauvegarde.

Comme indiqué en introduction, l’univers d’Altered Carbon est riche et complexe (politique, Protectorat, C-TAC, Jaeger, rébellion etc…), mais nous y reviendrons plus en détail dans un dossier.

Altered Carbon - Resleeved
Altered Carbon – Resleeved

On matte ou on zappe ?

Derrière le film d’animation, on trouve les scénaristes de CowBoy Beebop et Ghost in the Shell. Les réalisateurs quand à eux sont crédités en tant que directeurs artistiques de prestigieuses licences de jeux vidéo (Tenshu, Fire Emblem). Rien que ça. Ajoutez à cela l’univers d’Altered Carbon, et vous comprendrez aisément que la Hype est à son comble.

Globalement, bien qu’imparfait sur de nombreux points, on ne s’ennuie pas une seule seconde. Passer d’une série Live à un film d’animation en cel-shading permet de laisser libre court à la créativité et aux mouvements, autrement plus compliqués à faire en vrai. Et de ce côté là, je dois dire que les scènes d’actions en jettent ! La fluidité de l’animation et des mouvements de caméras en impose. Et souligne le point faible du film : l’animation justement ! En effet, en dehors des combats et des scènes d’actions (et heureusement qu’il y en a pas mal), le reste est relativement moche : les mouvements ne sont plus aussi fluides, la synchronisation labiale est aux fraises, les émotions ne passent pas. Heureusement que la direction artistique globale du film relève un peu le niveau, avec une ville à mi-chemin entre les néons fluo de Blade Runner et les bidonvilles tout droit sortis de Ghost in the Shell. Le travail sur l’éclairage n’est pas en reste non plus, mais globalement, le film souffle le chaud et le froid sur la partie visuelle.

Altered Carbon - Resleeved
Altered Carbon – Resleeved

D’un point de vue scénario, ca va un peu mieux, même si nous n’atteignons jamais ni la qualité des romans, ni celle de l’intrigue de la saison 1. Cependant, d’une mission totalement anodine (protéger une jeune tatoueuse), on découvre un scénario un peu plus complexe qu’il n’y parait.

En revanche, ma critique irait plutôt envers le traitement accordé à Takeshi Kovacs : dans le film, c’est juste un personnage froid, porte flingue et expert en corps-à-corps, alors qu’en vrai c’est un peu plus que ça….Dommage donc de ne pas avoir approfondi un peu plus ce personnage, afin de le développer à la fois pour ceux qui le connaissent déjà (de part les livres ou la série), ou pour ceux qui le découvre avec ce film.

Altered Carbon - Resleeved
Altered Carbon – Resleeved

En conclusion

Vous l’aurez compris, je ne me suis pas ennuyé devant le film, mais je reste tout de même un peu déçu. Netflix a les moyens d’exploiter cette licence de bien meilleure manière. Faire appel à des experts des mangas japonais part d’une excellente idée, mais aurait nécessité plus de travail pour vraiment en faire une oeuvre marquante. Netflix m’a donc presque tué, mais comme je bénéficiais d’une sauvegarde, j’ai pu revenir dans une nouvelle pile et je suis prêt à leur donner une nouvelle chance. Espérons que les prochains soient meilleurs que celui-ci, sinon même le Protectorat ne pourra rien pour les mettre à l’abri de ma vengeance.


Les +Les –
La qualité de l’animation lors
des scènes d’action
La qualité de l’animation en dehors
des scènes d’action
La direction artistique, globalement bonneLe personnage de Takeshi Kovacs,
sous-exploité
L’univers, bien exploitéLe scénario, bien qu’intéressant,
qui ne réserve pas trop de surprises
Un Standalone dont l’histoire est totalement neuve, ce qui prouve que l’univers peut-être utilisé à foison

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